Circuit Circuit
Circuit routier de la vallée de la Dordogne - boucle Ouest
Localisation CARENNAC
Longez la rivière Dordogne sur ce parcours qui vous mènera de Carennac à Lacave
Point de départ : Village de Carennac
Informations
Localisation Localisation : CARENNAC
Type d’itinéraire Type d’itinéraire : Route
Niveau de difficulté Niveau de difficulté : Facile
Durée Durée : 4h
Distance Distance : 67 kms
Points d'intérêt
Carennac, parmi les « Plus Beaux Villages de France », est situé au bord de la Dordogne en contrebas du causse de Gramat. C’est la fondation d’un prieuré par la puissante abbaye de Cluny en 1047 qui marque sa destinée. Dès le 13e s., le bourg se développe autour de son riche prieuré constitué de bâtiments monastiques, d’une église, d’un cloître…
Carennac est un bourg monastique avec un port actif, trois moulins, des artisans et des habitations. Le village est détruit lors de la guerre de Cent ans, les maisons et le cloître ont été reconstruits à la fin du 15e s. Au siècle suivant, le village intègre l’art de la Renaissance dont témoigne le château des Doyens. Au 17e s., la famille périgourdine des Salignac de la Mothe-Fénelon orne le château d’un impressionnant plafond peint. La Révolution marque le déclin du village et du prieuré laissé aux usages agricoles. Au 20e s., le prieuré est sauvé de la ruine et restauré.
Etabli sur un éperon au Moyen-âge, le bourg de Montvalent domine la vallée de la Dordogne et le village de Creysse établi en contrebas à la même époque. A la pointe du site, une grande demeure du 18e s couverte en ardoise a remplacé le château médiéval édifié sur une plateforme soutenue par d’importants murs de soutènement. A l’opposé la tour carrée date du 12 - 13e s.
Montvalent est un site perché défensif. Le castrum, quartier noble fortifié, regroupait au sein d’une enceinte le château, des maisons de chevaliers et une chapelle à usage du seigneur et des nobles qui se trouvait à l’emplacement de l’église actuelle. La tour carrée était accolée à l’enceinte ; elle remplissait des fonctions de défense et contribuait au prestige de la place forte. A l’extérieur des murailles, le village s’organise en deux quartiers. L’un s’étire en faubourg vers l’est le long de l’ancien chemin menant à Rocamadour. L’autre s’éparpille sur la pente ensoleillée sous le castrum.
Meyronne est une commune récente, détachée de Saint-Sozy en 1845. Profitant d’une butte bordée de parois rocheuses dominant la Dordogne, l’ancien bourg fortifié date du Moyen Age. Des vestiges du château médiéval et des fortifications sont intégrés à divers bâtiments du bourg. L’ancienne chapelle seigneuriale est incluse dans l’église du 19e s.
Le nom de Meyronne dériverait du nom matrona, déesse mère en gaulois. Ce nom est peut-être donné par les gaulois au gouffre du Limon, résurgence située à 2 km du bourg. Ou bien, il est à relier à la grotte située en haut du Rocher Sainte-Marie dominant le méandre de Meyronne. Elle abrite un oratoire dédié à la Vierge du Rocher. Réputé daté du haut Moyen-âge, ce lieu de culte chrétien a peut-être remplacé un site païen. Son autel accueille pêle-mêle statues, ex-voto et offrandes. Au-dessus de l’entrée de la grotte, est installée une cloche que sonnent ceux qui gravissent la montée menant à l’oratoire.
Situé à la confluence de l’Ouysse et de la Dordogne, Lacave est un petit village connu pour ses grottes touristiques aux paysages souterrains exceptionnels. Les berges de la rivière sont jalonnées de plages de galets emblématiques de la Dordogne. Le village est dominé par 2 châteaux perchés sur les falaises bordant le causse de Gramat.
En 1902, Armand Viré, spéléologue et préhistorien, découvre dans la vallée les Grottes de Lacave composées de salles majestueuses.
Au début des années 2000, sur le plateau, sont découvertes les Grottes de Carbonnières offrant une diversité de concrétions.
Edifié au 17e s. autour d’une tour carrée du 14e s., le château de La Treyne donne sur un parc aux arbres centenaires.
Le château de Belcastel, mentionné dès 930 est composé d’un corps de logis doté de fenêtres à meneaux et orné d'une tour ronde. Ne reste de l’époque médiévale qu'une partie du corps de logis, le donjon et la chapelle.
Du Roc Coulon on domine la vallée qui sépare le causse de Martel de celui de Gramat qui ferme l’horizon. La rivière s’écoule entre deux cordons d’arbres ou ripisylve. Ses méandres sont occupés par des noyeraies et des parcelles soignées de maïs, d’asperge ou de tabac. Les bourgs de Saint-Sozy et Meyronne s’installent sur de petits reliefs à distance des eaux fantasques.
Les paysages de la vallée de la Dordogne répondent à une organisation étagée rigoureuse profitant d’un relief hérité de la dernière période glaciaire. De cette époque datent les terrasses alluviales où s’installent villages et hameaux, répondant aux châteaux perchés des rebords les falaises. Caractérisé par un parcellaire en lanière, le fond de vallée soumis aux crues est traditionnellement délaissé par l’habitat, seuls des séchoirs à tabac ou des grangettes le ponctuent. En contrepoint sols maigres des causses, les terres riches et irrigables y procurent de généreuses récoltes.
Installé sur une terrasse alluviale à l’abri des crues de la Dordogne, le site de Saint-Sozy est occupé depuis l’époque gallo-romaine où il prend le nom de Floriacum. Le village ancien s’étage sur les pentes en contrebas du « château », vaste demeure en partie du 15e s. qui abrita un temps la mairie, d’où son fronton paré d’une horloge.
La place du village agrémentée de marronniers accueille une fontaine publique et le monument aux morts. Cette place ancienne est le lieu vivant du village. Aujourd’hui disparues, une halle accueillant des marchés et l’église d’origine médiévale y trônent jusqu’à la deuxième moitié du 19e s. L’actuelle église Saint-Barthélémy datant de la fin du 19e s. ponctue la grand’ route ouverte récemment et le long de laquelle le village moderne s’éparpille. Elle a remplacée l’ancien chemin qui sinue sur le versant entre les maisons du vieux bourg reliant Souillac à Meyronne.
A la confluence du Cracrey et de la Dordogne, le village de Creysse culmine sur son promontoire rocheux. Son port sur la Dordogne servait depuis le Moyen Age au débarquement du sel de l’Atlantique et au passage des pèlerins sur l’autre rive vers Rocamadour. Creysse est un lieu stratégique pour les vicomtes de Turenne qui y établissent un puissant castrum.
A l’intérieur du castrum, remarquez la grosse tour ronde d’artillerie du château Vieux reconstruit suite à la guerre de Cent ans. L’église Saint-Germain, ancienne chapelle castrale se distingue par ses absides jumelles recouvertes de lauzes de calcaire. Le château Neuf, reconstruit au 17e s. abrite aujourd’hui la mairie. Un chemin longe les anciennes fortifications en passant par la tour de guet carrée. En contrebas du promontoire rocheux, au bord du ruisseau, on remarque une maison médiévale avec sa grande porte en arc brisé et la halle du 17e s.
Niché au pied du rebord du causse de Martel et à proximité de la Dordogne, le village de Gluges est lové le long de la falaise. Une plaine fertile, deux ports sur la rivière, une importante voie antique nord-sud en font un passage très fréquenté par les marchands et les pèlerins de Rocamadour sous l’étroite surveillance des vicomtes de Turenne.
Gluges possède deux églises, l’une qui date de 1859, dédiée à l’Immaculée Conception, l’autre est romane, sous le vocable assez rare de saint Pierre-es-liens. Son origine est peut-être plus ancienne car de nombreuses paroisses attestées au 6e s. portent le même vocable. L’église offre un plan simple : deux corps de bâtiment accolés constituent une nef et un chœur fermé par un mur droit. A l’extérieur, le mur sud est agrémenté d’une très belle frise de modillons sculptés : têtes humaines, personnages accroupis, animaux...
De l’extrémité de l’étroit éperon calcaire, on domine la Dordogne et sa vallée enserrée de falaises et de versants boisés. Vers le nord, l’horizon est fermé par un petit plateau isolé : le Puy d’Issolud, reconnu comme Uxellodunum, lieu de la dernière bataille majeure de la Guerre des Gaules. En face, le château et le village de Floirac dominent la plaine plantée de noyeraies.
Au sud du village, le versant affiche une concavité marquée qui lui a longtemps valu le titre de cirque. Il fut valorisé comme curiosité touristique au 19e s par la compagnie des Chemins de fer d’Orléans, quoiqu’alors mal nommé cirque de Montvalent.
Le site de Copeyre accueille une grande croix en acier forgé de très belle facture. Elle est l’œuvre de Raymond Sube, feronnier d’art, artiste reconnu du début du 20e s. qui réalisa des ouvrages prestigieux pour de grands hôtels parisiens, des palais nationaux ou des paquebots transatlantiques.
Etabli autour d’un petit prieuré, le village de Saint-Denis reste modeste jusqu’à la fin du 19e s. où il profite de l’essor du rail et d’une position stratégique à la croisée de plusieurs axes ferroviaires : Brive – Capdenac, Brive – Aurillac ainsi que la ligne vers Souillac et Cazoulès en Dordogne. Le bourg se développe alors autour de la gare mise en service en 1862.
Saint-Denis était une bifurcation et un arrêt important pour les locomotives à vapeur qui y faisaient le plein de charbon et d’eau. Au début du 20e s., son importance est renforcée avec la construction d’ateliers et d’un dépôt muni d’un pont-tournant, système permettant le demi-tour des locomotives qui n’ont qu’un sens de conduite.
3 anciens hôtels aux volumes trapus couverts d’ardoise font face à la gare qui était le centre névralgique du bourg et du territoire. Par ici, transitaient les tonnes de truffes récoltées sur le causse et expédiées vers Paris contribuant à la richesse des campagnes.
Le Pont de Miret doit son nom à Joachim Miret, maire de Floirac qui initie le projet en 1909 pour remplacer le bac de Pontou situé près de 2 km en amont du village. Les courants et un banc de gravier rendant impossible la traversée de la Dordogne. Le projet très coûteux sera financé par l’Etat et par souscription auprès des habitants de Floirac et de communes voisines.
Le pont de Miret est un pont-route suspendu de type Arnodin, nom de l’ingénieur qui perfectionne et sécurise ce système à la fin du 19e s. La partie où on roule, ou tablier, est en acier et est attachée par des suspentes verticales à des câbles flexibles portés par des pylônes maçonnés et solidement ancrés dans des culées en béton implantées sur chaque berge. Ouverte fin 1914, la circulation sur le pont sera strictement réglementée : limitation en tonnage des véhicules mais aussi du nombre de vache dont un arrêté municipal de 1918 fixe à 5 le nombre supérieur pouvant passer en même temps sur l’ouvrage.
